Politique de prévention de la violence au travail
mars 2002
Définition
Les changements récemment apportés
à la Partie II du Code canadien du travail exigent que la Commission canadienne des grains et tous les employeurs
régis par le gouvernement fédéral offrent à
leurs employés un milieu de travail exempt de violence. Conformément
au Code canadien du travail, cette politique s'applique là où
travaillent les employés de la Commission canadienne des grains. Nous nous attendons donc à ce
que nos employés travaillent dans un milieu exempt de violence lorsqu'ils travaillent
dans des locaux appartenant au gouvernement ou à une tierce partie.
Notre politique définit la violence comme tout
geste ou comportement négligent, ainsi que tous
les incidents où un employé est
agressé, maltraité ou menacé en
milieu de travail ou qui se prousuivent de ce milieu.
L'agresseur peut être un autre employé
de la Commission canadienne des grains de n'importe quel niveau de
l'organisation, quelqu'un avec qui
l'employé a un rapport personnel, un
étranger, un client, un
entrepreneur ou un visiteur. La violence comprend ce qui
suit, sans toutefois s'y limiter :
- les comportements qui laissent croire à une
personne qu'elle ou toute autre personne peut
être blessée;
- les volées de coups, les coups de couteau,
les suicides, les coups de feu, les viols et les
tentatives de suicide;
- les gestes occcasionnant des traumatismes
psychologiques commes les menaces, les appels
obscènes, la violence psychologique et
l'intimidation et les gestes manuels ou corporels
menaçants.
Nous sommes engagés à travailler avec nos
employés pour maintenir un milieu de travail sans
violence. Votre collaboration au maintien d'un milieu
de travail exempt de violence est improtante. S'il se
produit un incident dans vos locaux qui implique un
employé de la Commission canadienne des grains, nous vous aviserons de
l'allégation et mènerons une
enquête.
Veuillez mettre votre personnel au courant de notre
politique.
Si vous avez des questions, veuillez communiquer avec
Sandy HayGlass au 204 983-1284 ou Graham Casey au 204
984-3926, membres du Comité national de la
prévention de la violence au travail.
But
La politique de prévention de la violence au
travail de la Commission canadienne des grains a pour but
de prévenir la violence au travail et de
protéger les employés contre celle-ci. Ce
document dresse un aperçu de la politique, du
rôle et des responsabilités de tous les
employés de la Commission canadienne des grains et des procédures
connexes.
Énoncé de politique
La Commission canadienne des grains reconnaît
qu'il est possible que les employés de la Commission canadienne des grains
soient victimes d'actes de violence ou de menaces de la
part d'autres employés de la Commission canadienne des grains ou d'une
autre personne sur les lieux de travail. La Commission canadienne des grains
s'engage à travailler avec ses employés
pour maintenir un milieu de travail sans violence tout en
favorisant la dignité et le respect de tous les
employés.
Notre politique sur la prévention de la violence
au travail :
- permettra aux employés de travailler dans un
milieu sain et sécuritaire;
- offrira une approche uniforme et ciblée sur
la prévention de la violence au travail;
- fournira un cadre d'intervention
appropriée en cas de menaces et d'actes de
violence;
- exigera le signalement prompt et exact de tous les
incidents de violence et les menaces tels que
définis ci-dessous.
Lignes directrices
La Commission canadienne des grains :
- reconnaîtra les changements au sein de
l'organisation qui pourraient influer sur le niveau
d'agression en milieu de travail;
- respectera et protégera les
intérêts de toutes les parties;
- favorisera et maintiendra un milieu de travail sain
et sécuritaire;
- favorisera l'exécution d'un programme
de prévention de la violence au travail.
Parties
intéressées
- Employés
- Syndicats ou représentants des
employés
- Employeur
Autorité
La présente politique est autorisée par le
chef de l'exploitation de la Commission canadienne des
grains.
Définitions
Aux fins de la présente politique, les
définitions suivantes s'appliquent :
- Employé :
- Toutes les
personnes qui travaillent pour la Commission canadienne des
grains et toutes les personnes nommées par le
gouverneur en conseil. Cela comprend les anciens
employés, les employés éventuels, les
étudiants, les chercheurs invités (boursiers
de recherches postdoctorales) ou les participants à
des projets de collaboration avec la Commission canadienne
des grains. Comprend aussi les visiteurs et les
entrepreneurs.
- Employeur :
- Tout superviseur,
gestionnaire, directeur et chef de l'exploitation ou
commissaire de la Commission canadienne des grains.
- Violence :
- Tout geste ou
comportement négligent, ainsi que tous les incidents
où un employé est agressé,
maltraité ou menacé en milieu de travail ou
qui se poursuivent de ce milieu. Cela comprend, sans
s'y limiter,
- les volées de coups, les coups de couteau,
les suicides, les coups de feu, les viols et les
tentatives de suicide;
- les gestes occasionnant des traumatismes
psychologiques comme les menaces, les appels
obscènes, la violence psychologique et
l'intimidation et les gestes manuels ou corporels
menaçants;
- les comportements qui laissent croire à une
personne qu'elle ou toute autre personne peut
être blessée.
L'agresseur peut être un employé de
n'importe quel niveau de l'organisation,
quelqu'un avec qui vous avez un rapport personnel, un
étranger, un client, un entrepreneur ou un
visiteur.
- Lieu de travail :
- Un lieu
où l'employé exécute un travail
pour le compte de son employeur. (Code canadien du travail,
Partie II, paragraphe 122 [1]). Il ne s'agit pas
nécessairement d'un immeuble ou d'une
structure, mais plutôt d'un " lieu "
où un employé " exécute un
travail " pour son employeur.
Types de menaces (verbales, par
écrit ou par téléphone) :
- Voilées :
- Menaces où l'agresseur ne
suggère aucune action directe, p. ex., "
J'espère que tu n'auras pas
d'accident " ou " Les accidents arrivent
" ou " Des actions comme celles-là
peuvent mener à la violence ".
- Conditionnelles :
- Menaces où la victime potentielle subira un
acte de violence si elle fait ou ne fait pas quelque
chose, p. ex., " Si tu en parles aux
gestionnaires, je vais te frapper ".
- Directes :
- Menaces directes faites par l'agresseur
à la victime, p. ex., " Tu vas avoir mal "
ou " Je vais te tuer ".
Références
- Code canadien du travail
- Loi canadienne sur les droits de la
personne
- Conventions collectives
- Loi sur la gestion des finances publiques
(LGFP)
- Loi sur l'emploi dans la fonction publique
(LEFP)
- Loi sur les relations de travail dans la fonction
publique (LRTFP)
- Conditions d'emploi pour les employés
non représentés
- Règlement régissant les conditions
d'emploi pour des employés embauchés
pour des périodes
déterminées
Conformité
La conformité à la présente
politique est obligatoire et conforme à toute la
législation existante ainsi qu'aux politiques et
initiatives d'autres employeurs. Toute infraction sera
considérée comme mauvaise conduite et les
mesures pertinentes de redressement s'imposeront.
Approbation de la politique
Gordon Miles, chef de l'exploitation
Comité national de SST
Date d'approbation
mars 2002
Aperçu général de la réaction
L'employé signale toute
menace ou tout incident violent à son superviseur
ou à un membre de l'équipe
d'évaluation des menaces. La personne
contactée entame le processus.
Une équipe d'évaluation des menaces
est mise sur pied. Elle comprend les personnes suivantes
:
- Membre du CNSST ou membre du comité de SST (représentant syndical)
- Conseiller en perfectionnement du personnel
- Superviseur ou gestionnaire
supérieur
- Gestionnaire de SST ou conseiller régional
L'équipe d'évaluation des
menaces enquête sur la menace ou sur l'incident
violent en communiquant avec les superviseurs de la
victime présumée et de l'agresseur
présumé et prend les mesures
appropriées.
Les fausses accusations intentionnelles de
comportement violent seront traitées aussi
sérieusement que les actes de violence.
Responsabilités
Les responsabilités suivantes
s'appliquent dans tous les cas.
Responsabilités
de l'employé
- Travailler de manière sécuritaire,
saine et non violente
- Signaler immédiatement tous les incidents de
violence/menaces
- Respecter le caractère confidentiel des
mesures proposées
Responsabilités
du représentant syndical
- Représenter les intérêts de
l'employé auprès de l'employeur
- Respecter le caractère confidentiel de
l'information relative à l'employé et
des mesures proposées
- Défendre les droits et les obligations
contractuelles
- Fournir des conseils et interpréter les
politiques et règlements
- Renseigner les employés sur la Politique de
prévention de la violence au travail
- Porter les menaces et les actes de violence
à l'attention de l'employeur
Responsabilités
de l'employeur
- Prendre les mesures prescrites pour
prévenir la violence au travail et pour
protéger les employés contre celle-ci
conformément aux procédures
- Réagir aux incidents signalés
- Veiller à ce que les employés
signalent les menaces ou les actes de violence sans peur de
représailles
- Respecter le caractère confidentiel de
l'information et des mesures proposées
- Renseigner les employés sur la Politique de
prévention de la violence au travail
Responsabilités
du conseiller en perfectionnement du personnel
- Fournir des conseils sur les questions
liées aux ressources humaines
- Fournir des services de counseling aux
employés et à l'employeur
Agent de santé
et de sécurité au travail ou conseiller
régional en sécurité
- Fournir des conseils sur les questions
liées à la sécurité
- Analyser les répercussions de la violence au
travail sur la sécurité
Responsabilités
collectives
- Respecter la confidentialité
(La confidentialité ne peut être garantie
lorsque la loi exige l'établissement de
rapports.)
- Être réceptif
- Communiquer
- Coopérer
- Fournir des renseignements exacts et
opportuns
- Collaborer pour trouver une solution
acceptable
- Créer et maintenir un milieu de travail sain
et sécuritaire
- Aviser le personnel approprié des menaces et
des actes de violence
Réaction à l'incident
Menaces et incidents
mineurs
À faire en cas de menaces
verbales
1. Penser à la
sécurité d'abord
- Ne pas devenir une
victime
- Demeurer calme
- Se mettre en sécurité
2. Désamorcer
la tension situationnelle
- Demeurer à distance
- Écouter calmement
- Éviter tout mouvement brusque et gestes
manuels
- Parler calmement et lentement
- Ne pas discuter
3. Prendre le contrôle de la
situation
- Veiller à la sécurité
physique des personnes qui se trouvent toujours sur les
lieux
- Utiliser des moyens non physiques pour
séparer la victime présumée de
l'agresseur présumé, c.-à-d. en
parlant
- Désigner des personnes pour aider les
victimes
- Cesser toute activité, si nécessaire,
à la discrétion du superviseur
4. Compte rendu
d'incident et enquête
Témoin/victime
- Informer le superviseur ou un membre de
l'équipe d'évaluation des
menaces
- Consigner immédiatement toute information
relative à la situation
Superviseur
- Réunir les membres de l'EEM
EEM et superviseur
- Confirmer l'incident et recueillir
l'information de base
- Appeler la police, si nécessaire
- Appeler le Programme d'aide aux
employés
- Remplir le Rapport d'incident et ouvrir un
dossier
- Mener une enquête officielle
5. Séances
d'aide après un stress dû à un
événement grave
Le superviseur et l'EEM coordonnent des séances d'aide après un
stress dû à un événement grave
avec les représentants des Ressources humaines et du PAE.
6. Suivi des
incidents
L'EEM élabore un plan d'action qui comprend les
éléments suivants :
- Mesures correctrices
- Mesures de prévention d'incidents
semblables à l'avenir
Menaces par téléphone
- Pendant que l'appelant est au
téléphone :
- Parler calmement et lentement
- Ne pas discuter
- Donner un seul avertissement concernant les
propos violents
- Mettre fin à la conversation si
l'appelant continue à parler de
manière injurieuse
- Ne jamais aggraver la situation en
transférant l'appel
- Prendre en note le plus d'information
possible sur l'appel et sur ce qui est dit.
- Tenter de " recueillir " le plus
d'information possible en posant des
questions (c.-à-d. À qui est-ce que je parle?
D'où appelez-vous? Qu'est-ce qui
s'est passé?, etc.)
- Essayer d'identifier le bruit de fond,
les caractéristiques de l'appelant et le
langage
Menaces écrites (courrier, courriel, note ou
télécopie)
- Demeurer calme
- Consigner l'heure, la date et le moyen de
transmission de la menace
- Manipuler le document le moins possible
Agression, vol qualifié
ou violence extrême
1. Penser à la
sécurité d'abord
Ne pas devenir une
victime
- Demander de l'aide
- Appeler le 911 ou l'équivalent
- Indiquer
- l'emplacement
- donner son nom et numéro de
téléphone
- décrire la situation
- suivre les directives que donne le
téléphoniste
- Demeurer calme
- S'éloigner immédiatement de la
situation dangereuse par tous les moyens possibles, et
éloigner toute autre personne
- Trouver un endroit sûr pour se cacher si
l'on ne peut quitter les lieux
- Ne pas tenter d'appréhender ou de
restreindre la personne
2. Désamorcer la tension
situationnelle
- Accéder à toutes les demandes de
l'agresseur. Lui donner tout ce qu'il veut (c.-à-d. argent, clés,
documents)
- Demeurer à distance
- Éviter tout mouvement brusque et gestes
manuels
- Parler seulement si l'on vous adresse la
parole
- Parler calmement et lentement
- Ne pas discuter
3. Prendre le
contrôle de la situation
- Veiller à la sécurité
physique des personnes qui se trouvent toujours sur les
lieux
- Évaluer rapidement le lieu de travail
perturbé et en bloquer l'accès
- Ne rien déplacer dans le lieu
perturbé (preuve)
- Désigner des personnes pour aider les
victimes
- Cesser toute activité
4. Compte rendu
d'incident et enquête
Témoin/victime
- Informer le superviseur ou un membre de
l'équipe d'évaluation des
menaces
- Consigner immédiatement toute information
relative à la situation
Superviseur
- Réunir les membres de l'EEM
EEM et superviseur
- Confirmer l'incident et recueillir
l'information de base
- Appeler la police
- Appeler le Programme d'aide aux
employés
- Remplir le Rapport d'incident et ouvrir un
dossier
- Mener une enquête officielle
5. Séances
d'aide après un stress dû à un
événement grave
Le superviseur et l'EEM coordonnent des séances d'aide après un
stress dû à un événement grave
avec les représentants des Ressources humaines et du PAE.
6. Suivi des
incidents
L'EEM élabore un plan d'action qui comprend les
éléments suivants :
- mesures correctrices;
- mesures de prévention d'incidents
semblables à l'avenir.