Commission canadienne des grains
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Qualité du blé de l’Ouest canadien en 2009



Sommaire

Les températures froides ont constitué le principal problème environnemental pour les producteurs au moment d’ensemencer les cultures en 2009 et elles sont demeurées leur plus grand motif d’inquiétude tout au long de la saison de croissance. Les conditions de sécheresse, qui ont prévalu au début de l’année dans l’Ouest, n’offraient qu’un faible potentiel de production, mais l’absence de stress dû à la chaleur a permis de limiter les dommages aux cultures. Les températures fraîches ont retardé la maturation des cultures, la plupart des régions de l’Est des Prairies ayant connu un retard de trois ou quatre semaines par rapport à la normale. Malgré ce retard, le temps exceptionnel du mois de septembre a permis aux cultures de mûrir et à la récolte de progresser rapidement. La plupart des cultures céréalières et oléagineux ont ainsi connu un rendement accru et une meilleure qualité.

Selon Statistique Canada[1], la production de blé de printemps s’établit à 16,2 millions de tonnes (Mt), ce qui représente une baisse d’environ 10 % par rapport à l’année précédente. La production de blé dur est estimée à 5,1 Mt, une baisse de 8 % par rapport à 2008.

La teneur globale en protéines du blé roux de printemps de l’Ouest canadien, établie à 13,2 %, est inférieure de 0,2 % à celle de l’année précédente. Le blé roux de printemps de l’Ouest canadien de qualité supérieure présente un poids spécifique supérieur, des grains plus gros, un indice de chute semblable, une dégradation de l’amidon supérieure, un taux d’absorption plus élevé et des propriétés liées à la force de la pâte semblables à l’année précédente. La force mesurée à l’extensographe est semblable à celle de l’année précédente. Les résultats à l’alvéographe révèlent une extensibilité (L) et une force globale légèrement supérieures à celle de l’année dernière et à la moyenne sur dix ans, probablement attribuable à la plus grande capacité d’absorption d’eau du blé, ce qui donne une pâte présentant un degré de sous‑hydratation supérieur lorsque préparée à partir de farine ayant un taux d’absorption constant de 50 %. La teneur globale en protéines du blé dur ambré de l’Ouest canadien, établie à 12,8 %, est inférieure de 0,4 % à celle enregistrée l’année dernière.

[1] Statistique Canada, Série de rapports sur les grandes cultures, vol. 88, no 7, octobre 2009.

Méthodes

Les méthodes utilisées pour obtenir les données sur la qualité sont décrites dans un rapport distinct accessible sur le site Web de la Commission canadienne des grain.