Résultats du renouvellement de la fonction publique et rapport sur Objectif 2020 en 2016

Contexte organisationnel

La Commission canadienne des grains est un organisme du gouvernement fédéral. Nous sommes responsables de réglementer la manutention des grains au Canada, en plus de certifier la qualité, la sécurité et la quantité des expéditions destinées à l'exportation des grains produits au Canada. Nous sommes également l'organisme de recherche scientifique sur la qualité des grains au pays. La Commission canadienne des grains :

  • met en œuvre des programmes d'assurance de la qualité;
  • surveille les activités d'assurance de la quantité des exportations;
  • mène des recherches scientifiques pour comprendre tous les aspects de la qualité et de la salubrité des grains et appuyer le système de classement des grains;
  • protège les droits des producteurs de grains canadiens lorsqu'ils livrent leur grain aux manutentionnaires de grains et aux négociants en grains agréés.

Nos programmes et nos services favorisent un secteur des grains concurrentiel et efficace et maintiennent la réputation internationale du Canada pour la qualité constante et fiable de ses grains. La Commission canadienne des grains est un petit organisme qui employait 428 personnes le 30 septembre 2016. Nous offrons nos services à la grandeur du Canada et à l'étranger. Au nombre de nos objectifs organisationnels actuels, mentionnons celui de fournir des programmes et des services pertinents, efficaces et innovateurs au secteur céréalier. Atteindre cet objectif dans une petite organisation suppose une main-d'œuvre qualifiée, adaptable et mobilisée et un modèle de financement durable et équitable dans un contexte de recouvrement des coûts. Ces objectifs définissent largement notre destination et la voie que nous devons suivre.

Milieu de travail respectueux

Progression du plan d’action en matière de santé mentale

La Commission canadienne des grains a entamé un processus d'élaboration d'un plan d'action organisationnelle en matière de santé mentale en 2015-2016, en faisant appel à un expert consultant externe et en se préparant en vue des premières consultations avec les syndicats. Nous collaborons avec l'experte Mary Ann Baynton, directrice exécutive de Mindful Employer, et le coprésident du comité afin de développer une norme nationale sur la santé psychologique et la sécurité en milieu de travail. Les consultations ont d'abord eu lieu au printemps et à l'automne 2016, et elles se poursuivent toujours. Le parachèvement d'un plan d'action en matière de santé mentale et son approbation par un comité mixte patronal-syndical national sont prévus au plus tard à la fin de 2016-2017.

Même sans plan d'action officiel, nous avons pris des mesures au cours des quelques dernières années pour former et soutenir les employés afin de les sensibiliser à la santé mentale et aux initiatives à cet égard. Les mesures prises sont les suivantes :

  • offrir des cours de premiers soins en santé mentale;
  • offrir une formation sur la résilience;
  • faire des présentations sur la santé mentale;
  • s'abonner au programme Mindful Employer.
  • donner accès au Programme d'aide aux employés et à leur famille;
  • offrir d'autres possibilités d'apprentissage sur la santé mentale.

Cours de premiers soins en santé mentale

Des cours de premiers soins en santé mentale ont été donnés aux employés de la Commission canadienne des grains. En 2014, le chef de l'exploitation (sous-ministre adjoint principal) et le dirigeant principal des finances ont été les premiers à suivre les cours. Ceux-ci ont ensuite été dispensés en février et en mars 2015 à 44 personnes, y compris à des intervenants et à des gestionnaires des organisations clés. Les objectifs de la formation se déclinent comme suit :

  • aider les participants à mieux détecter et comprendre les problèmes de santé mentale;
  • trouver des moyens de contribuer à empêcher l'aggravation des problèmes de santé mentale;
  • apprendre comment appuyer les employés qui se remettent de problèmes de santé mentale, ainsi que les unités de travail qui doivent composer avec ces problèmes

Formation sur la résilience

Un programme de formation sur la résilience, élaboré à l'interne, est délivré en deux parties. Il s'agit d'une formation obligatoire pour l'ensemble des employés et des gestionnaires de la Commission canadienne des grains. Tous les membres du Comité de la santé et de la sécurité au travail l'ont suivie. La première séance, intitulée Introduction à la résilience, présente le concept de base de la résilience. La résilience permet aux individus de réagir efficacement et rapidement face aux difficultés et au changement dans la vie, y compris aux problèmes de santé mentale. Cette séance aide les participants à comprendre les facteurs favorisant la résilience et indique comment accéder aux services du Programme d'aide aux employés et à leur famille. En 2015-2016, 22 membres du personnel ont assisté à la séance Introduction à la résilience. En novembre 2016, plus de 300 employés avaient reçu cette formation (soit plus de 75 % de notre effectif).

La deuxième séance, Suivi sur la résilience, permet aux participants de se familiariser davantage avec leur propre niveau de résilience personnelle en tenant compte des sept facteurs de résilience enseignés lors de la séance Introduction à la résilience. Les participants élaborent aussi des stratégies de résilience applicables dans leur propre vie. En 2015-2016, 195 employés et gestionnaires de partout au pays ont suivi la séance Suivi sur la résilience.

Présentation sur la santé mentale

Une présentation sur la santé mentale à l'intention des gestionnaires et des employés a été faite à l'occasion de la séance de leadership d'octobre 2015 de la Commission canadienne des grains. Cette séance a accueilli 90 participants, ce qui représente 20 à 25 % de l'organisation. La présentation comportait un volet éducatif et une table ronde destinée à recueillir les idées et les commentaires des gestionnaires et des employés sur la manière de favoriser la santé mentale dans l'organisation.

Programme Mindful Employer

En 2015-2016, la Commission canadienne des grains s'est abonnée au programme Mindful Employer et a commencé à s'en servir, ainsi que des outils qu'il offre, sous la supervision de la consultante Mary Ann Baynton. Les outils et les ressources de ce programme profitent aux gestionnaires et aux employés devant résoudre des problèmes complexes liés à la santé mentale en milieu de travail.

Programme d'aide aux employés et à leur famille

En 2015 et en 2016, la Commission canadienne des grains a recouru aux services du Programme d'aide aux employés et à leur famille afin d'aider les employés qui doivent gérer des situations critiques. Ces services comportent aussi un soutien et des séances de groupes pour les collègues de ces employés sur le lieu de travail.

Autres possibilités d'apprentissage sur la santé mentale

La Commission canadienne des grains encourage les cadres à tous les niveaux de l'organisation à assister aux présentations, aux activités d'apprentissage et aux conférences sur la santé mentale en vue de soutenir l'éducation et l'établissement d'une stratégie en santé mentale. À titre d'exemple, plusieurs personnes ont récemment été invitées à assister à la Conférence Better Workplace en octobre 2016.

Incidence des initiatives favorisant la santé mentale et d'un milieu de travail respectueux

Les ressources, les activités et autres possibilités d'apprentissage ont eu un effet de sensibilisation et amélioré la compréhension et l'acceptation des causes de la manifestation des problèmes de santé mentale et de leurs répercussions en milieu de travail. Les initiatives d'apprentissage ont contribué à réduire l'incompréhension et la stigmatisation concernant la santé mentale. Ces initiatives ont mis en évidence la nécessité de soutenir les personnes souffrant de maladies mentales en leur permettant de concilier adéquatement travail et vie personnelle. Les ressources et les activités offertes nous ont aidés à élaborer des stratégies concrètes pour promouvoir les recommandations du premier rapport du groupe de travail mixte et nous en inspirer.

Cet apprentissage a également augmenté la capacité des gestionnaires et des employés à reconnaître que les difficultés qui frappent le milieu de travail, comme les conflits, les rendements insatisfaisants et l'absentéisme, peuvent découler de troubles de la santé mentale. Cette meilleure sensibilisation et cette capacité nouvelle ont permis aux gestionnaires de mieux réagir aux problèmes du travail lié à la santé mentale. Nos formations sur la résilience et les premiers soins en santé mentale ont été très bien accueillies et sont perçues comme des mesures proactives pour appuyer le bien-être des employés. Il y a de la demande pour de nouveaux cours, qui sont prévus pour le printemps 2017.

Leçons apprises lors de l'élaboration de notre plan d'action en matière de santé mentale

La collaboration améliore la mise en œuvre

La Commission canadienne des grains a obtenu la collaboration de plusieurs groupes d'intervenants pour appuyer ses activités planifiées relatives à la santé mentale. Un groupe pluridisciplinaire des Ressources humaines – santé et sécurité au travail, développement organisationnel, gestion informelle des conflits et relations de travail – a fourni des conseils, de l'orientation et de l'assistance relativement aux projets. La Commission canadienne des grains fait également appel au Comité de consultation patronale-syndicale national à titre de comité directeur de son plan d'action en matière de santé mentale. Ce comité fournit une perspective et des connaissances précieuses et mobilise des ressources à la fois du syndicat et du patronat afin de collaborer à la planification et à la mise en œuvre.

Les avantages d'une aide experte

Dans le but d'obtenir l'expertise et les ressources nécessaires pour mettre sur pied des programmes efficaces, nous avons souscrit à l'organisme Employeur consciencieux et retenu les services experts d'un conseiller. Nous avons ainsi eu accès à de l'information, des outils et des conseils appuyant nos initiatives en matière de santé mentale. En outre, le Comité national de consultation patronale-syndicale national est codirigé par Bob Kingston, qui est le coprésident du comité technique sur la santé mentale dans la fonction publique.

La mise en œuvre peut présenter des difficultés

Il est important de fournir de l'information et de la formation, mais cette dernière peut être difficile à mettre en pratique. Par exemple, il peut arriver qu'une personne qui semble souffrir de troubles de la santé mentale ayant une incidence sur ses collègues refuse de le reconnaître. Les ressources disponibles pour prendre les mesures appropriées dans ce type de situation sont quelque peu limitées.

Les gens s'intéressent à la santé mentale

Le personnel montre de l'intérêt pour en savoir plus sur la santé mentale en raison d'expériences vécues au travail et à l'extérieur. Bon nombre de membres de l'organisation se sentent concernés par le sujet, d'où leur intérêt pour la formation et l'information sur la santé mentale.

Soutien à un environnement de travail respectueux

Ces quelques dernières années, la Commission canadienne des grains a pris des mesures pour offrir un environnement de travail sain et respectueux. Nous avons mis en œuvre des programmes novateurs tels que le programme de pairs aidants ainsi que des initiatives d'apprentissage et de formation élaborées à l'interne. Ces initiatives ont pour but de fournir aux employés les connaissances, les ressources et les compétences nécessaires pour favoriser un environnement de travail respectueux. Le recours à de multiples stratégies et outils de communication s'est aussi avéré bénéfique pour améliorer et préserver un environnement de travail respectueux à la Commission canadienne des grains. Quelques réalisations et quelques leçons apprises de nos efforts visant à fournir un environnement de travail sain, respectueux et positif sont mentionnées ci-dessous.

Prise en compte des objectifs visant un environnement de travail respectueux dans la planification stratégique et opérationnelle

La Commission canadienne des grains a toujours tâché d'intégrer à sa planification organisationnelle ses objectifs en matière d'environnement de travail respectueux. Dernièrement, nous en avons fait un objectif prioritaire de notre plan triennal des ressources humaines 2015-2018 : « Nous continuons d'appuyer des initiatives et des pratiques qui soutiennent un environnement de travail sain, sécuritaire et respectueux, y compris une culture de valeurs et d'éthique qui est intégrée à tout ce que nous faisons. »

Mise sur pied d'un système de gestion informelle des conflits

La Commission canadienne des grains dispose d'un système de gestion informelle des conflits clairement défini, aujourd'hui parvenu à maturité. Il s'agit d'un système de prévention, de gestion et de résolution précoce des conflits au plus bas niveau hiérarchique possible, qui constitue le fondement de nos programmes d'environnement de travail respectueux. Le succès de ce système repose sur le rôle d'agent principal du système de gestion informelle des conflits. L'agent veille à ce que tous les employés de la Commission canadienne des grains aient accès à la politique et aux directives sur la gestion informelle des conflits ainsi qu'à des services de gestion informelle des conflits facultatifs, impartiaux et confidentiels.

L'un des volets les plus novateurs du système de gestion informelle des conflits de la Commission canadienne des grains est le recours à des pairs aidants. Ces pairs de la Commission canadienne des grains sont des représentants de toutes les régions du pays. Ils ont été choisis et formés pour éduquer et aider les employés en les orientant vers les ressources qui sauront les aider à résoudre leurs problèmes. Leurs tâches consistent à poser des questions, écouter attentivement et prodiguer des conseils sur les prochaines étapes possibles. Ces pairs ne sont pas des conseillers, des médiateurs ou des représentants; ils ont pour rôle d'aider leurs collègues à comprendre leurs problèmes et leurs intérêts, de les renseigner sur les options, selon leurs intérêts et leurs droits, qui s'offrent à eux pour remédier aux problèmes en matière de respect au travail, et de fournir un environnement sécuritaire et positif à leurs collègues faisant face à ce genre de problème.

Formation des employés à l'appui d'un environnement de travail respectueux

La Commission canadienne des grains continue d'offrir le cours sur mesure intitulé Communication et résolution de conflits en milieu de travail. Il s'agit d'une formation obligatoire qui aide les participants à comprendre et à gérer les conflits, et à communiquer efficacement dans les situations interpersonnelles délicates. Cinq séances ont été données en 2015-2016 et ont réuni plus de 60 participants. Plus de 85 % des employés ont reçu cette formation. Les cours intitulés Création d'un milieu de travail respectueux et Prévention de la violence au travail demeurent obligatoires.

Formation des gestionnaires à l'appui d'un environnement de travail respectueux

Nous continuons de proposer notre cours sur mesure donnant droit au Certificat en gestion collaborative, qui est obligatoire pour les gestionnaires et les gestionnaires en perfectionnement. L'objectif du cours est d'approfondir les concepts appris lors du cours intitulé Communication et résolution de conflits en milieu de travail et d'aider les gestionnaires à mieux comprendre comment gérer les conflits et communiquer efficacement dans les situations interpersonnelles délicates, à titre de gestionnaire et de dirigeant. Le cours a été donné à 15 participants en 2015-2016 et plus de 90 % des gestionnaires supérieurs et intermédiaires l'ont suivi, de même qu'un nombre important de superviseurs.

Encadrement des gestionnaires et des employés

Notre programme d'encadrement soutient aussi les milieux de travail respectueux. L'encadrement renforce le leadership et assure la promotion d'une culture axée sur la communication ouverte, la collaboration et l'amélioration continue. En 2015-2016, 18 gestionnaires ont été encadrés pendant 10 heures chacun, et d'autres séances sont prévues pour 2016-2017. Un des objectifs de ces séances d'encadrement était de suivre et de soutenir les participants alors qu'ils mettaient en pratique les concepts qu'ils avaient appris à propos du leadership et des pratiques des milieux de travail respectueux dans le cadre de la Certification en gestion par collaboration. L'encadrement explore les thèmes qui soutiennent les milieux de travail respectueux, dont :

  • les styles de communication;
  • les compétences en matière de résolution de conflits;
  • la gestion des frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle;
  • la façon de développer la confiance et la résilience au sein d'une équipe;
  • la manière de donner une rétroaction efficace;
  • le leadership en période de changement;
  • la manière de gérer les polarités et les problèmes insolvables;
  • la façon de gérer les conflits au sein d'une équipe.

Mettre en œuvre un réseau en milieu de travail et en tirer profit

En 2013-2014, pendant une période de changement et de rationalisation due aux modifications apportées à la Loi sur les grains du Canada, la Commission canadienne des grains a créé un réseau de transition afin de mobiliser les employés à tous les paliers de l'organisme pour planifier, mettre en œuvre et ajuster les changements requis. Depuis, le réseau de transition est devenu un réseau permanent des milieux de travail intégré à l'organisation. Ainsi, les équipes locales se réunissent périodiquement pour s'attaquer aux enjeux locaux. Des téléconférences mensuelles permettent d'établir le lien entre ces équipes, qui conséquemment peuvent échanger des idées et des renseignements. Au moins un membre du Comité exécutif de gestion participe à chaque téléconférence, veillant ainsi à ce que le réseau atteigne véritablement tous les paliers de l'organisme. Cette initiative contribue à créer des milieux de travail respectueux puisque c'est un espace permettant d'améliorer la transparence et de déceler rapidement les problèmes et les préoccupations afin qu'ils puissent être résolus.

Séances d'ententes de responsabilisation avec les gestionnaires et leurs équipes

Plusieurs ententes de responsabilisation avec les équipes de gestion et les divisions ont été conclues, dont certaines en 2015-2016. Le but de ces ententes est de préciser les valeurs, les comportements et les responsabilités des membres de l'équipe afin d'avoir des équipes saines et des milieux de travail respectueux.

Communications régulières

Nous avons continué à communiquer des renseignements à propos des pratiques et des initiatives des milieux de travail respectueux et à en faire la promotion à l'aide de notre bulletin organisationnel, de bulletins d'information et de courriels destinés à tous les employés, d'articles promotionnels et de présentations en personne. Cela comprend aussi l'établissement de liens avec les objectifs des milieux de travail respectueux, grâce à d'autres initiatives comme celle du groupe de travail sur les valeurs et l'éthique.

Recrutement et intégration

Recrutement d’une main-d’œuvre nouvelle et diversifiée

Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains

Le Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains continue à connaître du succès en ce qui a trait au recrutement et à la formation de nouveaux employés. Des années d'expérience sont nécessaires avant qu'un inspecteur de grains soit qualifié pour inspecter des expéditions destinées à l'exportation du grain canadien. Compte tenu des données démographiques actuelles concernant la main-d'œuvre et selon cette exigence, il y avait un risque de pénurie d'inspecteurs pour répondre à la demande du secteur des grains concernant les services d'inspection des marchandises destinées à l'exportation sur place.

Afin de garantir qu'à l'avenir la Commission canadienne des grains serait en mesure de continuer à honorer son mandat de façon à combler les besoins du secteur des grains, un Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains a été élaboré et mis en place au début de 2014. Le programme est un processus progressif qui permet aux nouvelles recrues sans expérience préalable dans le secteur des grains de se qualifier au titre d'inspecteur de grains avec un plein niveau opérationnel en l'espace de quatre ans. Le programme de perfectionnement est basé sur un programme modulaire qui comprend une formation en classe et des travaux pratiques.

Pendant les premières étapes du programme, le stagiaire développe sa capacité à exécuter l'inspection et l'analyse préliminaire d'un échantillon de grains. Au terme du programme, un inspecteur de grains pleinement qualifié sera en mesure de prendre une décision quant au classement des grains des navires d'expédition. Ce programme offre des incitatifs financiers aux participants afin qu'ils progressent dans leur carrière, grâce à un reclassement assorti d'augmentations de salaire à diverses étapes réussies du programme. Le Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains a aidé la Commission canadienne des grains à recruter une main-d'œuvre plus diversifiée et à améliorer sa représentation des groupes visés par l'équité en matière d'emploi. À l'heure actuelle, environ 35 personnes en sont à des étapes différentes du programme; elles représentent environ 30 % de la main-d'œuvre des activités d'inspection.

Programme de perfectionnement des services de pesée

Comme le Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains, le Programme de perfectionnement des services de pesée constitue une pierre angulaire pour le recrutement de la Commission canadienne des grains. L'objectif de ce programme est de veiller à ce que la Commission canadienne des grains attire, forme et garde en poste le personnel nécessaire pour livrer un de ses résultats stratégiques.

Le Programme de perfectionnement des services de pesée offre aux Canadiens l'occasion d'être sur les rangs pour joindre la Division des services de pesée. Les candidats retenus devront développer des habiletés et des compétences avancées d'inspecteur technique en passant de spécialistes de l'assurance de la quantité des grains de niveau d'entrée à des spécialistes de niveau avancé. Le Programme de perfectionnement des services de pesée garantit aux citoyens et aux producteurs de grains canadiens qu'ils sont bien desservis par le programme d'assurance de la quantité des grains. Le résultat final est que les grains canadiens sont salubres, fiables (car ils ont été pesés correctement) et commercialisables.

Accueil et intégration des nouveaux employés

Programmes d'orientation et de perfectionnement

Le Programme de perfectionnement des inspecteurs de grains et le Programme de perfectionnement des services de pesée permettent aux nouveaux employés d'apporter une contribution immédiate et progressive à l'organisation. Les nouveaux employés de nos bureaux régionaux profitent d'un programme d'orientation formel lorsqu'ils entrent en poste à la Commission canadienne des grains. L'orientation comprend une séance en personne qui s'étend sur plusieurs jours et présente les divers lieux de travail, donne de l'information sur diverses initiatives de gestion du personnel, y compris la résolution informelle de conflits et l'équité en matière d'emploi, et permet de rencontrer l'agent négociateur qui représente le poste.

Utiliser notre talent de manière optimale

Gestion des talents et niveaux de leadership

La Commission canadienne des grains instaure des processus pour gérer les talents comme des ressources essentielles afin d'atteindre des résultats optimaux. La Commission canadienne des grains : 

  • communiquera les priorités organisationnelles et les plans stratégiques afin d'établir des liens avec les plans d'amélioration du rendement;
  • établira un consensus quant à la définition de gestion des talents au sein de l'organisation;
  • reconnaîtra toute lacune qui existe au niveau du leadership et prendra les mesures nécessaires pour y remédier;
  • utilisera le service des Ressources humaines comme ressource pour encadrer et orienter les gestionnaires et les superviseurs afin d'améliorer leurs compétences en leadership et quant à l'utilisation des outils d'amélioration du rendement.

Participation aux travaux de comités, de groupes de travail ou d'équipes de projet

La Commission canadienne des grains met à profit les talents et les capacités des employés de tous les niveaux, de toutes ses divisions et de tous ses bureaux en les faisant participer à l'élaboration et à l'orientation de ses initiatives clés. Nous avons utilisé cette approche pour améliorer l'apprentissage et créer bon nombre de nos programmes, notamment :

  • les comités de santé et de sécurité au travail;
  • le groupe de travail sur la planification intégrée;
  • le groupe de travail sur la gestion des risques; 
  • le Groupe de pairs aidants du Système de gestion informelle des conflits (SGIC);
  • le Comité d'examen de l'approvisionnement;
  • le groupe de travail sur les valeurs et l'éthique;
  • le Comité national sur l'équité en matière d'emploi et la diversité;
  • le réseau du milieu de travail;
  • d'autres équipes de projet mixtes.

Appui au transfert de connaissances à la prochaine génération de cadres

Gestion du rendement des structures de travail non conventionnelles

La Commission canadienne des grains possède un grand nombre de travailleurs de quarts travaillant à plusieurs endroits, principalement des installations de tiers, sous l'autorité de plusieurs superviseurs, tout au long de l'année. Ce contexte complique la mise en œuvre d'une approche efficace de gestion du rendement et de l'apprentissage pour ces employés. Une solution à cet égard a été mise au point dans une optique de collaboration sous l'égide de la Division des services à l'industrie, en partenariat avec les Ressources humaines. Dans le cadre de cette démarche, plusieurs programmes de la Division font équipe pour mettre en œuvre plus efficacement les éléments du cycle de gestion du rendement. L'initiative résultante, l'Entente sur le rendement et l'apprentissage des Services à l'industrie, permet de suivre la croissance et le perfectionnement de chaque employé.

Cette entente assure également le transfert de connaissances des gestionnaires et superviseurs aux nouveaux employés, aux postes d'inspecteurs des grains. Les gestionnaires (de tous les programmes), les superviseurs et les employés assument chacun leur part du travail afin d'assurer une rétroaction efficace sur le rendement ainsi que l'apprentissage continu pour chaque employé. Cette approche est la plus réussie à ce jour pour ce qui est d'appuyer la gestion continue du rendement et d'aider les employés à acquérir et à conserver les connaissances, les compétences et les aptitudes nécessaires pour remplir leurs fonctions actuelles et futures à l'appui des résultats stratégiques de la Commission canadienne des grains.

Groupe des adjoints administratifs et de direction

La Commission canadienne des grains a formé une communauté administrative pour discuter des tâches, des pratiques exemplaires et des possibilités de perfectionnement du personnel administratif. Les adjoints administratifs et de direction sont ainsi en mesure de se bâtir un réseau et une communauté de pratique. Il s'agit d'un parfait exemple de la façon dont nous aidons les employés expérimentés à transmettre leurs compétences à la prochaine génération de cadres.

Partage des leçons apprises et des pratiques exemplaires

Lors des réunions et des séances semestrielles sur le leadership, la Commission canadienne des grains offre la chance aux cadres de l'organisation, y compris ceux qui sont en formation, d'échanger sur les leçons apprises et les pratiques exemplaires. Parmi les exemples récents, citons le partage des enseignements sur la gestion de projet tirés de l'initiative de renouvellement des systèmes financiers lors de la séance sur le leadership d'octobre 2016.

Affectations de perfectionnement

La Commission canadienne des grains cherche activement, dans toutes ses divisions, des occasions de fournir aux employés actuels des affectations et des possibilités de perfectionnement. À cette fin, nous avons entrepris l'évaluation de notre base de connaissances. Les offres de perfectionnement seront planifiées en fonction des résultats de l'évaluation. L'évaluation porte sur les points suivants :

  • la nature des connaissances à transférer;
  • la raison qui justifie le transfert de ces connaissances;
  • les personnes qui ont besoin de ces connaissances.

L'un des moyens employés pour créer des possibilités de perfectionnement est de proposer des affectations intérimaires tournantes à des postes plus élevés dans la hiérarchie aux membres du personnel que cela pourrait intéresser. C'est à cette fin que nous avons créé un poste de conseiller « apprenti » des Ressources humaines. Ce poste offre à plusieurs candidats la chance d'apprendre et d'acquérir de l'expérience dans cette catégorie d'emploi. Dans certains cas, le Ministère soutient le détachement vers un autre ministère pour aider l'employé à acquérir de nouvelles compétences qui le prépareront à briguer des postes et des rôles plus élevés dans la hiérarchie.

Autres mesures pour le renouvellement de la fonction publique et la réalisation de la vision d’Objectif 2020

Mobilisation et innovation

Séances sur le leadership

La Commission canadienne des grains organise deux séances sur le leadership par année pour favoriser la mobilisation et le perfectionnement de ses gestionnaires, superviseurs et employés. Ces séances réunissent généralement de 90 à 100 participants, soit environ 25 % de l'effectif. Les séances portent sur toute une gamme de sujets favorisant la collaboration et l'apprentissage dans le groupe élargi, afin de compléter les activités individuelles d'apprentissage et de perfectionnement. La haute direction fait le point sur les initiatives stratégiques et sur les questions d'importance pour les intervenants du secteur des grains. Ces séances favorisent la mobilisation du personnel en lui faisant prendre conscience de l'incidence des services qu'offre la Commission et de la façon dont il y contribue. Les employés peuvent en apprendre plus sur les pratiques et initiatives touchant le milieu de travail lors de ces séances, qui sont également l'occasion pour les employés, les gestionnaires et les superviseurs d'échanger sur leurs idées avec l'équipe de la haute direction.

Séances Odyssée

Notre équipe de direction rencontre les employés et les gestionnaires de l'ensemble du pays chaque année afin de discuter de l'état de la Commission canadienne des grains et de faire ressortir les défis à relever et les occasions qui se présentent à l'organisation. Les employés peuvent saisir cette occasion pour poser des questions, donner leur avis et transmettre leurs idées sur les questions de niveau organisationnel.

Élaboration d'initiatives organisationnelles

La Commission canadienne des grains met à profit les talents et les capacités des employés de tous les niveaux, de toutes ses divisions et de tous ses bureaux en les faisant participer à l'élaboration et à l'orientation de ses initiatives clés. Nous avons utilisé cette approche pour mettre au point plusieurs programmes, dont le Système de gestion informelle des conflits. Ce système a favorisé une mobilisation qui a mené à un renforcement du respect mutuel en milieu de travail. Ce respect se reflète ensuite chez les fonctionnaires au travail et au cours des services que nous offrons à nos clients.

Le réseau national du milieu de travail permet aux employés situés au cœur du milieu de travail de bâtir des relations avec l'employeur et de partager de l'information pouvant parfois influer sur les décisions qui les touchent. Il aide également les employés et l'employeur à percevoir leur situation avec plus de recul. La mobilisation qui en résulte est favorable au succès des employés dans leur travail et à l'amélioration de leur rendement, ce qui mène à la réussite de l'organisation.

Au cours du projet récent de renouvellement des systèmes financiers, tout le personnel de la Division des finances s'est mobilisé afin de définir ses exigences opérationnelles et d'élaborer de nouveaux processus permettant de gagner en efficacité et en efficience. L'équipe du projet comprenait des experts en la matière de chaque unité.

Résultats améliorés par la consultation et la collaboration

Modernisation du système de classement du blé canadien

Les classes de blé canadien sont une partie cruciale du système d'assurance de la qualité des grains. Dans la foulée des changements survenus dans la commercialisation du blé de l'Ouest canadien en 2012, les intervenants et les clients ont exigé de plus en plus de souplesse. En réponse à cela, nous avons proposé de moderniser le système de classification du blé. La modernisation du système de classement du blé avait pour objectif de continuer de satisfaire aux besoins du Canada en matière de production, de manutention, de marketing, de transformation et d'exportation, tout en fournissant le cadre de commercialisation approprié pour porter les rendements au maximum tout au long de la chaîne de valeur à l'avenir.

Le projet de modernisation des classes de blé avait pour objectif de veiller à ce que les changements apportés aux classes de blé aient modifié de manière importante la fonctionnalité à l'utilisation finale du blé canadien, tout en ayant un impact minimal sur les différents secteurs de l'industrie du grain. Pour atteindre cet objectif, la Commission canadienne des grains a adopté une approche consultative. Durant les consultations qui ont eu lieu, 45 présentations écrites émanant de 150 organisations différentes ont été reçues en réponse au document de consultation envoyé.

Nous avons aussi échangé avec les producteurs, les phytogénéticiens, les compagnies céréalières et Cereals Canada tout au long du processus. Cela a permis de s'assurer que toutes les parties étaient bien informées et que tous les secteurs de l'industrie contribuaient aux résultats du projet. Les nombreuses réunions individuelles avec les compagnies, les multiples conversations téléphoniques avec les différentes parties et les nombreuses présentations à l'intention de groupes divers au sein du secteur céréalier ont permis d'informer l'ensemble des acteurs de ce secteur et de leur faire comprendre pleinement les changements à apporter afin qu'ils contribuent utilement au processus. Les réunions et les présentations en question ont joué un rôle déterminant dans la réussite du projet de modernisation des classes de blé, actuellement mis en œuvre.

Amélioration de la qualité marchande des grains de spécialité canadiens à l'étranger

La Commission canadienne des grains a commencé à mettre au point des méthodes de rechange innovantes pour assurer la qualité des grains dès 2003, année de lancement du Système canadien de reconnaissance de la ségrégation. Même si le Canada était déjà reconnu comme un chef de file dans la fourniture de céréales à identité préservée dans le monde, le Système canadien de reconnaissance de la ségrégation, conçu et développé en étroite collaboration avec l'industrie, procurait aux compagnies canadiennes actives sur les marchés internationaux l'outil manquant, soit la certification par un tiers, leur donnant un avantage sur ces marchés.

Les exportateurs canadiens de produits céréaliers de spécialité peuvent faire certifier la conformité de leur système de gestion de la qualité de la ségrégation au moyen du Système canadien de reconnaissance de la ségrégation depuis plus de 10 ans. La réputation internationale de la Commission canadienne des grains ajoute de la valeur aux produits céréaliers canadiens à identité préservée et leur permet ainsi de se démarquer, tout en aidant les compagnies canadiennes à livrer concurrence sur le marché international.

Forts du succès du Système canadien de reconnaissance de la ségrégation, nous avons continué de collaborer avec l'industrie et les partenaires gouvernementaux fédéraux et provinciaux afin de développer d'autres approches portant sur la vérification des processus et les systèmes et servant à assurer aux grains la qualité et la sûreté requises. Ces efforts ont mené notamment à la création d'un système d'assurance de la sûreté des aliments céréaliers, exclusif aux grains, appelé système d'analyse des risques et de maîtrise des points critiques. Les compagnies céréalières, les gouvernements du Manitoba et de l'Ontario et les associations industrielles se sont révélés des partenaires clés dans le développement de ce programme.

Plus récemment, la Commission canadienne des grains a collaboré avec les compagnies expéditrices de grains de spécialité au moyen de contenants d'expédition dans la recherche d'options de prestation de services innovants et rentables. Bien que ces expéditeurs n'aient pas l'obligation de recourir aux services d'inspection et de certification de la Commission canadienne des grains, de tels services leur sont parfois nécessaires pour accéder à un marché. La collaboration avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments se poursuit en vue de trouver d'autres méthodes de fournitures de services répondant aux besoins de l'industrie, conformément à nos mandats fédéraux respectifs.

Approche d'Équipe Canada pour la conquête de clients internationaux

Chaque automne, à la fin des récoltes de grains au Canada, les acheteurs internationaux de grains canadiens attendent fébrilement la publication d'information sur la qualité et les caractéristiques d'utilisation finale des grains canadiens destinés à l'exportation. Nous sommes en mesure de leur fournir cette information par l'intermédiaire du programme de surveillance des cargaisons et du Programme d'échantillons de récolte.

En plus d'offrir l'information en question sur le site Web de la Commission canadienne des grains, nous nous impliquons maintenant dans une approche « Équipe Canada » en vue de nouvelles missions consacrées aux cultures de blé et de blé dur. Cette approche consiste à envoyer une délégation représentant la chaîne de valeur entière, du producteur à l'exportateur, à la rencontre des utilisateurs finaux des grains canadiens. Il s'agit d'une approche collaborative impliquant la participation de divers représentants de la Commission canadienne des grains, de l'Institut international du Canada pour le grain, de Cereals Canada et d'autres organisations.

Les nouvelles missions consacrées aux cultures offrent à Équipe Canada et aux utilisateurs finaux l'occasion d'échanger sur les facteurs qui déterminent la qualité des récoltes de l'année courante, tels que les caractéristiques de cuisson et de mouture. Cet échange leur permet de répondre à toute préoccupation concernant les propriétés d'utilisation finale des grains et de maintenir, par conséquent, les relations intergouvernementales. Les scientifiques et les inspecteurs des grains de la Commission canadienne des grains peuvent s'entretenir directement avec les utilisateurs finaux dans le but de comprendre leurs exigences en matière de qualité de transformation et de les renseigner sur le système d'assurance de la qualité des grains de classe mondiale du Canada.

Les renseignements recueillis auprès des utilisateurs finaux constituent une information précieuse pour l'orientation de nos recherches et la poursuite de l'évolution du système d'assurance de la qualité des grains. Dans le cadre de l'approche « Équipe Canada » plus générale, nous contribuons à préserver la qualité marchande des grains canadiens en suscitant la confiance chez les utilisateurs finaux envers la marque canadienne et en maintenant la réputation internationale du Canada quant à sa capacité d'expédier des grains de manière sécuritaire et régulière. Même si les nouvelles missions concernent les cultures du blé et du blé dur, la Commission canadienne des grains apporte son soutien et se joint, de manière semblable, à des missions commerciales appuyant d'autres cultures céréalières, notamment celles du canola, de l'orge, des légumineuses et du soya. Ces dernières années, l'organisme a visité plus de 30 pays, en l'occurrence des pays en Asie, en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

Rapprochement avec les organisations de l'industrie du grain de l'Est

Comme la Commission canadienne des grains se trouve dans l'Ouest du Canada, elle a moins l'occasion de rencontrer les organisations de l'industrie du grain de l'Est que celles de l'Ouest. Non seulement l'organisme admet cet inconvénient, mais il déploie aussi de gros efforts pour établir un lien avec les organisations de l'Est, notamment en rencontrant divers intervenants de cette région tous les printemps. À cette rencontre annuelle participent des minotiers, des exportateurs, des exploitants de silos terminaux, les gouvernements provinciaux et les groupes de producteurs de produits de base et autres groupes de producteurs. La rencontre constitue un forum où les participants échangent sur des initiatives récentes et mettent en avant des suggestions d'amélioration dans une ambiance ouverte et accueillante. Elle permet aussi aux participants d'exprimer leurs préoccupations en personne, ce qui contribue à construire des relations.

Cette approche collaborative, ouverte et respectueuse permet de répondre aux préoccupations et de s'assurer que les améliorations apportées au système de classement des grains et d'assurance de la qualité des grains sont perçues positivement. Les représentants de la Commission canadienne des grains et les organisations de l'Est ont exprimé de façon répétée leur appréciation de cette rencontre annuelle en évoquant les relations positives nouées grâce à cet événement.

Examen des exemptions de permis

La Commission canadienne des grains mène des consultations sur ses propositions concernant l'octroi de permis à des installations de chargement de wagons de producteur, des agents et des provenderies. Actuellement, ces établissements ne sont pas tenus d'obtenir un permis. Les permis favorisent la protection des producteurs et l'efficacité du système d'assurance de la qualité des grains, et sont délivrés à des exploitants de silos primaires, de silos terminaux et de silos de transformation ainsi qu'à des négociants en grains. La Commission canadienne des grains désire obtenir des commentaires sur ses propositions de la part des installations de chargement de wagons de producteur, des agents, des provenderies, des producteurs de grains, des groupes de producteurs, des titulaires de permis actuels et des intervenants de l'industrie. Des représentants de 49 organisations différentes étaient présents à l'occasion des réunions des intervenants, auxquelles ont participé plus de 260 personnes pour discuter des propositions. Des intervenants représentant des producteurs, des organisations de producteurs, l'industrie et des compagnies de chemin de fer d'intérêt local et des gouvernements ont présenté 41 soumissions écrites.

Travail en partenariat pour relever les défis de l'industrie

Au printemps 2016, la Commission canadienne des grains a appris que l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire soumettait des modifications à l'étiquetage des produits à base de phosphures métalliques qui servent à effectuer la fumigation des grains, l'objectif étant la mise en œuvre de ces modifications dans un proche avenir. Ces dernières auraient pu placer le secteur des grains du Canada dans une position désavantageuse, comparativement au secteur des grains des autres pays, où l'accès au marché se fait au moyen de mêmes produits, mais dans des circonstances très différentes. La Commission canadienne des grains a porté cet important problème à l'attention du Conseil des grains du Canada et de la Western Grain Elevator Association.

Après avoir rencontré l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, la Commission canadienne des grains a proposé au Conseil des grains et à l'Elevator Association une initiative ayant pour objet d'aider les associations dans le cadre de leurs échanges avec l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire concernant la méthode d'étiquetage des produits à base de phosphures métalliques. Les grandes lignes de la méthode relative à l'utilisation du produit ont été élaborées dans le cadre d'un effort de collaboration. Après leur approbation, les grandes lignes de la méthode ont fait l'objet de discussions avec les personnes titulaires de licences pour l'application de pesticides. Ces personnes ont accepté d'effectuer les activités de recherche nécessaires afin d'obtenir les données requises en vue de la soumission à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire. Les activités en question se sont déroulées à 11 terminaux pendant six mois. Ce travail démontre l'efficacité qu'ont les efforts de consultation et de collaboration entre les membres du secteur des grains, les associations de l'industrie et le gouvernement fédéral dans le cadre de la démarche consistant à résoudre un problème collectivement, de manière rapide et efficace.

Engagement avec des fournisseurs de services de classement des grains tiers

Le 1er août 2013, des modifications à la Loi sur les grains du Canada sont entrées en vigueur. Un aspect qui revêtait une importance particulière était le retrait de l'exigence, pour notre personnel, d'inspecter officiellement tous les grains au moment de leur entrée dans les silos agréés se trouvant dans des installations portuaires et dans les Prairies. Les activités d'inspection des grains reçus à un silo terminal, lesquelles comprennent des opérations d'échantillonnage et de classement, sont désormais effectuées par l'exploitant du silo ou par des entreprises tierces autorisées par la Commission canadienne des grains dont les services sont retenus par l'exploitant du silo.

Depuis ce changement, deux entreprises, surtout, sont sollicitées par les exploitants de silos pour l'exécution de ces activités. Ces entreprises jouent un rôle important au sein du système modernisé de manutention des grains. Afin d'assurer l'ouverture et la collaboration, la Commission canadienne des grains a décidé de tenir des réunions annuelles avec les cadres supérieurs des deux entreprises et elle s'est engagée à prévoir des réunions supplémentaires au besoin. Dans le cadre de ces réunions, nous partageons de l'information telle que des nouvelles sur la qualité des cultures, nous discutons des problèmes d'accès aux marchés et nous parlons des manières d'améliorer notre collaboration, des missions consacrées aux cultures et d'autres sujets, au besoin. Ces deux organisations ont également été invitées à participer à nos téléconférences hebdomadaires sur la qualité des cultures du Programme d'échantillonnage des récoltes. Ces appels permettent aux entreprises céréalières, aux fournisseurs de services de l'industrie et à la Commission canadienne des grains d'échanger sur leurs constatations par rapport aux tendances en matière de qualité des cultures. Tout cela contribue à l'obtention de meilleurs résultats pour le gouvernement et les Canadiens, grâce à l'amélioration de la consultation, de l'ouverture et de la collaboration.

Comités des normes sur les grains axés sur l'ouverture et la collaboration

La Loi sur les grains du Canada prévoit la mise sur pied d'un Comité de normalisation des grains de l'Ouest et d'un Comité de normalisation des grains de l'Est. Bien que ces comités constituent une exigence de la Loi sur les grains du Canada, la Commission canadienne des grains organise et tient les activités de ces comités en misant sur l'ouverture et la collaboration afin d'obtenir les meilleurs résultats qui soient.

Ces comités se composent de producteurs, d'exportateurs et d'entreprises de transformation, en plus de représentants de la Commission canadienne des grains ainsi que d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Les membres des comités se rencontrent deux fois par année pour faire des recommandations à la Commission canadienne des grains concernant le système de classement et pour approuver les normes relatives aux grains. Les délibérations des comités constituent pour leurs membres l'occasion de faire part de leurs préoccupations et de leurs perspectives quant aux questions de qualité et de salubrité des grains. Des changements sont apportés au système d'assurance de la qualité des grains uniquement lorsque la majorité des membres des comités les acceptent.

À la suite des réunions des comités, leurs membres sont invités à faire part de leurs délibérations avec leurs organisations respectives afin que l'industrie soit au fait des changements qui la toucheront. Ces comités représentent un élément vital du système d'assurance de la qualité des grains au Canada, lequel est tenu en haute estime partout dans le monde.

Partenariat pour appuyer la transformation des services de soutien

La Commission canadienne des grains a noué des partenariats avec d'autres ministères fédéraux dans le cadre des activités d'un groupe portant sur les initiatives de transformation des services de soutien comme Mes RH du GC (PeopleSoft 9.1) et SAP. Cette approche a procuré d'excellentes occasions de collaboration avec d'autres membres de ce groupe, à différents échelons de la structure de gouvernance. La création de groupes procure en outre aux membres de ces derniers des avantages, tels que des économies d'échelle, grâce à la normalisation et au partage des pratiques exemplaires. Cette approche de partenariat a permis à la Commission canadienne des grains de mieux se positionner pour atteindre les objectifs de la transformation des services de soutien en vue de procurer une valeur accrue aux décideurs du secteur des affaires et aux Canadiens ainsi que de garantir l'efficience et l'efficacité, sur le plan des coûts, de la prestation des programmes gouvernementaux.

Consultation et collaboration avec les agents négociateurs

La Commission canadienne des grains travaille à élaborer des relations positives et productives avec les syndicats, plus particulièrement l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui représente la majorité des membres de notre personnel. Cela a permis d'accroître l'efficacité du processus de détermination et de résolution des problèmes. La mise en œuvre de cette approche a également débouché sur plusieurs efforts de collaboration entre le syndicat et la direction concernant des initiatives de gestion des ressources humaines clés portant notamment sur l'équité en matière d'emploi et la diversité; la santé et la sécurité au travail; le système de gestion informelle des conflits; et le plan d'action en santé mentale.

Réunion conjointe des unités de l'Inspection et des Opérations

L'été dernier, les unités de l'Inspection et des Opérations ont planifié une réunion conjointe. Chaque secteur au sein de ces unités a présenté le travail qu'il a accompli et la façon dont il est lié au mandat élargi de la Commission canadienne des grains et y contribue. Les unités ont ensuite échangé sur la manière dont elles pourraient renforcer la collaboration, améliorer les pratiques de gestion du rendement et adopter de nouvelles méthodes de travail innovantes. Bien que bon nombre de ces employés aient travaillé dans le domaine du grain dans des ports pendant de nombreuses années, ils ne sont pas toujours bien au fait des réalités de la production agricole. Une courte visite d'une ferme a été organisée pour les sensibiliser davantage à la production primaire. Cette réunion a contribué à accroître la mobilisation et l'autonomisation des employés et a donné lieu à une réflexion novatrice pour rapprocher le travail de ces unités et améliorer le service aux intervenants, au gouvernement et aux Canadiens.

Défis à relever dans le cadre d’Objectif 2020

Mobilisation du personnel

La direction de la Commission canadienne des grains a adopté la vision d'Objectif 2020 et elle est dirigée par ses quatre principes directeurs. Ces principes constituent le fondement de nos efforts de modernisation et de transformation. Cependant, le plan Objectif 2020 semble mieux compris et faire davantage l'objet de discussions aux échelons supérieurs et dans des groupes spécialisés de la fonction publique. Pour qu'il soit mieux connu et qu'il produise de meilleurs résultats, le plan Objectif 2020 doit être intégré et interrelié ouvertement à des initiatives qui sont en cours de déploiement dans l'ensemble de la fonction publique et dans les ministères. Des attentes particulières, adaptées aux besoins et aux activités du Ministère, devraient être élaborées. Les réussites et les résultats devraient être mesurés et communiqués au personnel de manière significative.

Dans certains cas, des ressources supplémentaires peuvent être nécessaires pour aider à élaborer des stratégies d'interprétation et de mise en œuvre adaptées permettant de faire du plan Objectif 2020 une réalité. Le plan Objectif 2020 a l'inconvénient d'être perçu comme une initiative temporaire. Si cette initiative n'est pas communiquée, le personnel qui doit assumer généralement une quantité croissante de charges de travail accomplira uniquement les tâches les plus urgentes et les plus nécessaires sur le plan opérationnel.

Règles complexes et longs processus

La fonction publique est encore alourdie par des processus encombrants et des attitudes qui peuvent nuire au progrès, à l'innovation et à la mobilisation. Les processus manquent parfois de souplesse et sont longs, ce qui freine la progression des initiatives. À titre d'exemple, il faudrait prendre le temps nécessaire (deux ou trois ans) pour trouver un nouvel emplacement de bureau pour la Commission canadienne des grains, qui serait plus efficace sur le plan opérationnel si elle était établie dans une autre région.

Les structures organisationnelles continuent d'être encombrées par d'inutiles processus hiérarchiques et d'approbation qui sont davantage de nature transactionnelle et motivée par l'aversion au risque au lieu de viser l'obtention de résultats et la réalisation de transformations. Les difficultés engendrées par cette bureaucratie et sa complexité ont des répercussions supplémentaires sur les petites organisations qui disposent de peu de ressources pour gérer de multiples exigences. Les petites organisations, qui pourraient être plus souples, sont embourbées par des initiatives comme Services partagés Canada qui nécessitent des ressources considérables et empêchent la mise en place de solutions simples. Ces difficultés nuisent à l'efficacité et à l'efficience de la prestation des services.

Contraintes technologiques

Nous cherchons des occasions d'ajouter des moyens technologiques, mais sommes limités par des difficultés, y compris par Services partagés Canada. Il n'existe pas encore d'infrastructure permettant de faire des vidéoconférences efficaces entre les ministères. Les réseaux manquent de bande passante et les petits ministères sont limités par des règles limitant ce qu'ils peuvent faire eux-mêmes sans Services partagés Canada. L'accès à des applications efficaces sur les BlackBerry et l'accès à des tablettes et à des ordinateurs portables sont limités; les employés ne peuvent donc pas utiliser la technologie pour travailler à partir de n'importe où. La stratégie Milieu de travail 2.0 n'offre pas d'avantages si la technologie correspondante n'est pas en place.

Cadres intermédiaires surchargés

La majorité des gestionnaires veulent offrir un excellent service aux Canadiens. Ils veulent la réussite pour eux-mêmes et leur équipe. Malheureusement, bon nombre d'entre eux deviennent lassés et résistent au changement. Ils sont dépassés par le nombre d'initiatives de changement et les défis qui leur sont associés, qui s'ajoutent au fait qu'ils doivent répondre aux besoins opérationnels et livrer des résultats jour après jour. Il arrive souvent que les messages ou les changements d'orientation ne soient pas clairs, et les gestionnaires ne disposent pas toujours de toute l'information nécessaire pour gérer efficacement ces changements.

Les gestionnaires ont besoin de directives claires et d'attentes réalisables de la part des dirigeants, ainsi qu'un accès aux outils et aux ressources appropriés, afin de remplir leur mandat et de faciliter le changement. Ils ont aussi besoin d'être habilités et jugés dignes de confiance pour gérer efficacement. En leur offrant de la clarté et du soutien, il leur sera possible de diriger leur équipe à travers le processus de changement en toute confiance et de faire progresser la fonction publique.

Limites de gestion des talents

L'excellence existe à tous les échelons de la fonction publique. Nous voulons recruter plus de gens talentueux dans la fonction publique, mais nous ne pouvons pas rivaliser avec le secteur privé, à moins que nous ne dirigions les gens performants plus efficacement que nous ne le faisons actuellement. Le système de gestion du rendement permet aux gestionnaires de déceler les employés performants, mais la mesure dans laquelle nous pouvons continuer à développer des talents est souvent limitée en raison de règles et de difficultés liées au système de classification. Le nombre de promotions est limité, et le reclassement des employés performants se fait pour le moins difficilement. Le secteur public n'offre pas une alternative concurrentielle au secteur privé. Les grands ministères commencent à partager les affectations de projet et les affectations à des fins de perfectionnement, mais le cloisonnement administratif existe toujours.

La Communauté nationale des gestionnaires fait œuvre de pionnière en effectuant des microaffectations afin d'offrir une alternative aux employés performants, mais les ministères n'ont pas toujours été disposés à permettre aux employés d'accepter ces affectations. Le manque de profondeur et les charges de travail considérables limitent les possibilités que les employés performants puissent accéder même aux affectations à court terme. Nous devons diriger efficacement les gestionnaires les plus talentueux, puis les laisser gérer de grands projets et des initiatives de changement. Nous devons trouver des façons significatives de récompenser les employés performants et de les garder dans la fonction publique assez longtemps pour qu'ils puissent devenir les dirigeants de l'avenir.

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