Première étude pluriannuelle sur les mycotoxines dans l’avoine canadienne

Première étude pluriannuelle sur les mycotoxines dans l’avoine canadienne

Des scientifiques du programme d’Analyse de substances organiques et d’éléments à l’état de trace du Laboratoire de recherches sur les grains de la Commission canadienne des grains ont mené la première enquête pluriannuelle sur les mycotoxines dans l’avoine canadienne. Les résultats de cette étude semblent indiquer que le réseau canadien de manutention des grains réussit à éviter la présence de fortes concentrations de mycotoxines dans les livraisons d’avoine canadienne.

L’avoine, comme d’autres céréales, est vulnérable aux infections fongiques, et de nombreuses espèces fongiques produisent des mycotoxines pouvant avoir une incidence sur la santé humaine et animale. De nombreux pays importateurs de grain imposent des limites quant à la quantité de mycotoxines acceptable dans l’avoine et d’autres grains.

Des 26 mycotoxines visées par les analyses, sept n’ont pas été détectées. Les mycotoxines produites par l’espèce fongique Fusarium graminearum, notamment le DON et la culmorine (mycotoxine nouvellement signalée), figuraient parmi les mycotoxines les plus fréquemment détectées.

Chaque partie de la chaîne de manutention des grains, de la ferme à l’exportation, a un rôle à jouer pour veiller à ce que le grain canadien satisfasse aux normes de salubrité alimentaire élevées en vigueur au Canada. Les concentrations de mycotoxines dans les échantillons de récolte variaient selon l’année et le lieu de récolte, mais tous les échantillons analysés (prélevés à la livraison ou prélevés de wagons) présentaient une concentration de DON inférieure aux limites acceptées à l’échelle internationale. Ces résultats donnent à penser qu’une bonne gestion pendant la manutention, combinée au réseau de manutention des grains en vrac de l’Ouest canadien, réussissent à prévenir la présence de fortes concentrations de mycotoxines dans la chaîne de manutention des grains.

Citation

« Les études précédentes sur l’avoine étaient de portée très limitée; la recherche était axée sur une seule année ou encore sur une région de culture très restreinte. Grâce à notre Programme d’échantillons de récolte et à une étroite collaboration avec la Prairie Oat Growers Association, les manutentionnaires de grain et les meuneries, nous avons pu obtenir une perspective bien plus vaste de la situation entourant les mycotoxines dans l’avoine de l’Ouest canadien. »

Sheryl Tittlemier, Ph. D.
Gestionnaire de programme, Substances organiques et éléments à l’état de trace, Laboratoire de recherches sur les grains
Sheryl Tittlemier

Pour obtenir de plus amples renseignements

Tittlemier, S.A., Blagden, R., Chan, J. et al. Mycotoxin Research (2019). World Mycotoxin Journal (2020). https://doi.org/10.1007/s12550-019-00373-9 (en anglais seulement)

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